Clyde Lepage (BE)

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Clyde Lepage
Née en 1991
Vit à Bruxelles

Pratiques :
Photographie, écriture

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Clyde Lepage. Extrait de la série “Perspectives tracées” (2018)

 

 

Présentation :

Née en 1991 en Belgique, Clyde Lepage a voyagé quelques années en Europe et s’est investie dans des luttes politiques et sociales avant de s’installer à Bruxelles et d’y commencer ses études artistiques. En 2019, elle obtient son diplôme de Bachelier en Photographie avec grande distinction à l’ESA le 75 (Bruxelles). Son travail de fin d’études, Rwanda·ises, a été sélectionné pour faire partie de l’exposition collective « 75 – Première » au Palace (Bruxelles / juin-août 2019).

Auteure de textes poétiques ou documentaires, elle a également été publiée, notamment dans le Magazine Soldes Almanach n°05 (2017) ainsi que dans le recueil de textes féministes Femzine – Elle te parlent (2019). À présent, Clyde Lepage poursuit ses études à l’École de Recherche Graphique (ESA ERG – Bruxelles), où elle diversifie ses pratiques artistiques : performance, installation, vidéo, création sonore. Depuis novembre 2019, elle travaille auprès de l’artiste performeuse Lucille Calmel autour d’un projet de recherche soutenu par le FRArt (Fonds de la Recherche en Arts du FNRS), L’animal que donc je suis, qui a pour thème l’art de la performance avec/pour/par les animaux non-humains. Dans le cadre de cette recherche, elle a présenté des conférences dans plusieurs ESA de Bruxelles.
Emmanuel d’Autreppe.

 

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Clyde Lepage. Extrait de la série “Perspectives tracées” (2018)

 

Clyde Lepage, en résidence aux Abattoirs de Bomel. Première 15 aine de juillet 2020.
Dans le cadre de l’exposition Libres contours, aspects du territoire (24 septembre > 18 octobre 2020)

Propos de Clyde sur de la notion de territoire :

« ‘Wallonie Road Trip’… On ne choisit pas le paysage de sa jeunesse. Dépendant·e des adultes, on grandit là où ils et elles vivent. Ma famille
habitait entre Namur et Liège, de part et d’autre de la Meuse. Dans la voiture, dans le bus, dans le train, je regardais le paysage se fondre dans la vitesse. Le défilement incessant d’images m’hypnotisait. Je me droguais à la vue de ce travelling sans fin, celui de mon propre road-movie. J’y projetais mes fantasmes d’une autre vie, qui aurait eu pour cadre ces milliers de paysages éphémères. Condamné à disparaitre dans l’instant, chaque instantané m’offrait un autre monde possible. J’étais toujours déçue d’arriver, de sortir de l’univers de la fenêtre.

En 2017, j’ai commencé à retourner régulièrement dans ce territoire. Depuis lors, j’ai brisé la vitre de la voiture, du bus, du train, pour me jeter tout entière dans le paysage. À pied, je peux mettre mon vieux film sur pause autant de fois que je le veux et assouvir ma curiosité. Je pars à la recherche d’un monde disparu, celui des souvenirs et fantasmes de ma jeunesse. Je traque ses traces, je déniche ses reliques. Dans ces lieux qui m’inspiraient tant alors, des personnages apparaissent, des histoires se dessinent. Le quotidien gris d’une région marquée par les vestiges de l’industrialisation et un taux de chômage important me semble source d’une inquiétante étrangeté: il s’y passe autre chose. Influencée par le cinéma belge et sa poésie noire, oscillant entre fiction burlesque et documentaire social, je dresse peu à peu le portrait subjectif de ma région. »

 

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