OLVO : de la résidence à la scène

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Namur, 6 février 2020

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Nicolas Allard dans la salle de spectacle aux Abattoirs de Bomel. Janvier 2020.
Photo : Sébastien Gillard / CCNamur.

Dans quelques mois, Nicolas Allard alias OLVO sortira son nouvel album !

Le producteur namurois considère ce nouvel opus comme le travail le plus accompli depuis qu’il fait de la musique… Après avoir quitté son emploi pour se consacrer à plein temps à la production musicale, il rejoint JO Publishing, la section édition de JauneOrange (label et agence de booking liégeoise). Fort de ce nouveau soutien, il candidate puis remporte une résidence au Canada avec d’autres artistes belges, français et canadiens… Là-bas, il poursuit le travail sur son album et le perfectionne !

 

Ça me paraissait déjà abouti mais en fait ça ne l’était pas encore… Le Canada ça m’a ouvert l’esprit et les horizons. J’ai rencontré plein de gens super cool, super forts, j’ai réfléchi blindé au truc et j’ai encore plus travaillé…

OLVO

 

Il y fait des rencontres, dont certaines résulteront sur des collaborations qui apparaitront sur son album, un morceau avec le bruxellois Témé Tan et un autre avec la montréalaise Claire Morisson. C’est un aussi un moment où il va tester et découvrir d’autres manières, d’autres façons de faire de la musique…

 

Pendant la semaine de résidence, on avait des exercices précis, des défis, on devait chanter, écrire des textes, improviser, … Des choses que je n’avais jamais faites en tant que beatmeaker… Du coup, dans mon album, on retrouve plusieurs fois ma propre voix, une chose nouvelle, je chante, c’est un peu discret mais voilà… J’ai expérimenté pas mal de choses !

OLVO

 

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Nicolas Allard dans la salle de spectacle aux Abattoirs de Bomel. Janvier 2020.
Photo : Sébastien Gillard / CCNamur.

 

Après avoir bouclé les derniers morceaux, fixé la tracklist, clôturé le mastering et calé la date de sortie, il est venu le temps de préparer le nouveau live qui accompagnera l’album… Et pour préparer ce live, Nicolas choisit de venir travailler en résidence aux Abattoirs de Bomel. Une manière d’éviter les distractions, de se focaliser et de mener une introspection sur son travail artistique.

A l’écoute de ses nouvelles compositions, on décèle une évolution et des changements par rapport à ce qu’il a pu produire dans le passé… Quand on discute avec lui de ses anciens morceaux, il n’éprouve aucun regret et décrit son cheminement musical comme un apprentissage :

 

Quand t’es jeune et que tu fais de la musique, tu suis un peu les trucs. Je ne regrette rien, j’aurais peut-être voulu faire plus tôt ce que je sais faire maintenant mais finalement, ça fait partie du processus.

OLVO

 

N.K.O alias OLVO

 

Le mouvement Dubstep et Grime, ça nous a bien retourné le cerveau à l’époque… C’était toute une période de ma vie ! Mais j’ai toujours créé du « hip-hop », le premier truc que j’ai sorti c’est « Lajakt et NKO », Lajakt en fait c’est Max Lambert (Drash) qui rappait à l’époque… Une obscure tape de rap, du Hip-Hop mais électronique à fond avec des wobbles bass façon Dubstep. Sinon je suis vraiment éclectique, genre plus jeune je suis passé par Pierre et Loup, Nirvana, Wu-Tang Clan et le Cut Killer Show, ça résume bien le truc.

OLVO

 

 

Si aujourd’hui Nicolas a troqué NKO pour OLVO et les wobbles de la dubstep pour les accords plus doux du piano, il n’a pas délaissé son goût pour les rythmiques hip-hop… et il fait d’ailleurs toujours une place au rap !

 

« Y’a du rap sur mon album, avec Mr. Classik qui rappe sur une prod. qui groove à 115 BPM… Un peu à la Kaytranada… »

OLVO

Au total, cet album compte pas moins de 7 collaborations avec d’autres artistes… En plus de Témé Tan, Claire Morisson et Mr. Classik déjà cités, le jazzman Magic Malik, Hermutt Lobby, Laryssa Kim et Augustin Fievet.

Ces deux derniers artistes étaient les invités d’OLVO avec JAUNERANDOM et Mydatah du collectif Drash lors de la Semaine du Son pour une présentation, en primeur, du nouvel album du compositeur namurois.

 

https://www.instagram.com/p/B8Eh5nznamR/

 

Un moment aussi pour présenter et mettre en valeur le résultat d’un travail d’une semaine en résidence aux Abattoirs de Bomel…

 

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Nicolas Allard dans la salle de spectacle aux Abattoirs de Bomel. Janvier 2020.
Photo : Sébastien Gillard / CCNamur.