Sahar Saâdaoui (BE)

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Vit et travaille à Bruxelles

Pratique :

Arts plastiques

Présentation :

Il y a en effet cette première opération fondamentale dans ses créations : Sahar part souvent, si pas toujours, d’un carnet d’esquisses tenu au quotidien. Dans ce carnet sont répertoriées de nombreuses idées plastiques, et elle s’arrête soudain sur l’une d’entre elles pour la reproduire (tout autant que la tester) à une plus grande échelle. C’est ainsi qu’il y a translation du carnet au mur d’exposition. Cette opération est moins innocente ou traditionnelle qu’il n’y paraît, puisque c’est là en vérité une trace manifeste de la formation de l’artiste. Sahar Saâdaoui a étudié le design textile à l’Académie des Beaux-arts de Bruxelles avant de migrer plus volontiers de ce domaine appartenant aux dits arts appliqués vers le domaine des dits beaux-arts. Dans le design textile, il y a cette habitude du carton, du projet que l’on conçoit en détails avant qu’il ne soit extrapolé à une plus grande surface textile. C’est précisément là qu’elle a puisé ses premiers réflexes créatifs. Mais bientôt, elle les a portés plus loin, ils se sont encore singularisés, se révélant à elle…

 

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Voici en effet plusieurs années qu’elle agit maintenant dans ce domaine très libre et très ouvert de la création plastique, et elle a réalisé des dessins réticulaires tout emplis de délicates marques de crayons, de feutres ou de gouaches, de tampons, ainsi que d’inclusions de fils et autres éléments textiles. Ce furent aussi des sculptures blanches, fines et ondulées, des compositions murales mêlant la soie teinte, le papier, le tout étant suspendu ou encadré. Et enfin plus récemment de courtes vidéos, souvent destinées à être montrées en boucle.

 

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Quand on observe les œuvres de Sahar Saâdaoui, on note différentes choses. Premièrement, il y a cette logique annoncée de la translation qui est engagée, non seulement dans le passage allant du carnet à la réalisation finale, mais plus encore. De fait, on voit que l’esprit qui réalise ces dessins ne cesse d’effectuer des mini opérations de calcul entre, disons, un point A et un point B, puis un point B et un point C ou pourquoi pas et comme par surprise d’un point R à un point N. Et il y a là tout un subtil ballet, fait d’avancées et de retours prudents en arrière, de petits temps d’attente, d’ajustements continus. Le regardeur (ou spectateur dans le cas des vidéos) semble être pris à partie dans ce processus : un peu comme si l’esprit créateur à l’œuvre les interpellait pour les introduire à une forme de jeu de logique. Souvent d’ailleurs pour mieux les perdre dans ce jeu de logique/illogique. Les petits temps d’attente dans les vidéos et les petits délais inhérents au décodage de la structure des dessins sont autant de portes d’entrées, d’invitations voire de pièges pour l’œil qui s’y engage.

 

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Source : site web de l’artiste

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